Notre manifeste

Pourquoi nous existons

Pour la diaspora qui se bat avec l'administration française.

Le constat

En France, en 2026, des centaines de milliers d'étrangers en règle n'arrivent plus à obtenir le document qui prouve qu'ils sont en règle. L'ANEF — la plateforme numérique des préfectures — devait simplifier la délivrance des titres de séjour. Elle a, dans de nombreuses préfectures, tout bloqué : récépissés non délivrés, rendez-vous inexistants, guichets fermés, dossiers en silence.

Et pendant ce temps :

  • vous perdez votre emploi parce que votre employeur ne peut plus justifier votre droit au travail ;
  • la CAF coupe, la CPAM bloque, France Travail radie ;
  • vous risquez un contrôle à chaque trajet, alors que vous êtes en règle ;
  • vous ne pouvez plus voyager, plus louer, plus signer un CDI.

Quand vous appelez la préfecture : personne. Quand vous écrivez : silence. Quand vous insistez : « revenez dans six mois ».

Ce qu'on ne vous a pas dit

La loi est de votre côté. L'article L. 521-3 du code de justice administrative — complété par les L. 521-2 et L. 521-1 — permet au juge des référés d'ordonner à la préfecture de vous délivrer votre récépissé, sous 48 heures à 15 jours, avec une astreinte pouvant atteindre 200 € par jour de retard.

Ce recours existe depuis vingt ans. Il fonctionne. Les juridictions administratives donnent raison aux demandeurs dans plus de sept dossiers sur dix.

Pourtant, près de neuf personnes concernées sur dix ne saisissent jamais le juge. Parce qu'un avocat coûte 800 à 2 000 € — somme inaccessible quand on a perdu son salaire. Parce que les associations sont saturées. Parce qu'on ne sait pas que c'est possible. Parce qu'on a peur que ça « se retourne contre nous » (c'est faux : c'est un droit). Parce qu'on est épuisé, et qu'on finit par se résigner.

Notre promesse

Nous refusons la résignation. Faire valoir ses droits ne devrait pas être un privilège. La complexité juridique ne devrait pas être un mur. L'administration ne devrait pas pouvoir vous bloquer impunément.

Alors nous avons construit l'outil que personne n'avait fait :

  • Un diagnostic en 5 minutes qui vous dit si votre situation justifie un référé — gratuitement, sans inscription.
  • Une requête générée en PDF, prête à déposer sur Télérecours citoyen (gratuit), avec la jurisprudence à jour et le bon fondement juridique (L. 521-3, L. 521-2 ou L. 521-1 selon votre cas).
  • Un réseau d'avocats partenaires spécialisés en droit des étrangers, pour les dossiers complexes (OQTF, refus explicite, appel), à des tarifs négociés.
  • Des guides pédagogiques pour comprendre vos droits : récépissé, attestation de prolongation d'instruction, défenseur des droits, tribunal administratif.

Pour qui

  • Les demandeurs de premier titre (étudiant, salarié, conjoint de Français, parent d'enfant français, vie privée et familiale).
  • Les demandeurs de renouvellement dont le récépissé n'arrive pas.
  • Les personnes sous OQTF qui veulent comprendre leurs voies de recours (référé-liberté, appel).
  • Les employeurs et RH qui cherchent à débloquer la situation de leurs salariés.
  • Les associations et travailleurs sociaux qui accompagnent ces publics.

Ce que nous ne sommes pas

  • Nous ne sommes pas un cabinet d'avocats. Nous ne plaidons pas — nous outillons.
  • Nous ne remplaçons pas un avocat quand il en faut un. Nous orientons.
  • Nous ne sommes pas une association militante. Nous sommes un service : vous payez l'outil, pas la cause.
  • Nous ne stockons pas vos papiers sans votre accord. Vos données vous appartiennent.

Notre engagement

  • Une information juridique exacte, mise à jour et sourcée sur la jurisprudence du Conseil d'État et des tribunaux administratifs.
  • Une tarification transparente : diagnostic gratuit, requête à l'unité à prix accessible, abonnement pour les associations, RH et travailleurs sociaux qui en traitent plusieurs.
  • Une indépendance totale : aucune publicité, aucune revente de données, aucun engagement commercial avec une administration.
  • Un réseau d'avocats partenaires sélectionnés sur leur expertise du droit des étrangers et leur engagement déontologique.

Recepisse.fr ≠ Télérecours : on vous explique la différence

« Mais je peux déjà déposer un référé gratuitement sur Télérecours citoyen… pourquoi passer par vous ? » C'est la bonne question, et voici la réponse honnête.

Télérecours citoyen, c'est la boîte aux lettres officielle du tribunal administratif. Gratuite, accessible 24/7. Mais elle suppose une chose : que vous ayez déjà une requête correctement rédigée à déposer. Le tribunal ne rédige rien pour vous. Il reçoit, il juge.

Recepisse.fr, c'est l'avocat accessible qui rédige cette requête avant de la déposer. Concrètement, voici ce que vous gagnez :

  • Le bon fondement juridique automatiquement détecté. Référé-mesures-utiles (L. 521-3), référé-liberté (L. 521-2) ou référé-suspension (L. 521-1) ? Le mauvais choix = requête rejetée. Notre diagnostic le détermine pour vous.
  • Une requête juridiquement structurée avec les moyens de droit, les faits qualifiés, les conclusions précises — au lieu d'une lettre rédigée à l'intuition (que le juge rejettera).
  • La jurisprudence à jour du Conseil d'État et des tribunaux administratifs intégrée automatiquement à votre requête.
  • L'astreinte chiffrée jusqu'à 200 €/jour de retard, demandée correctement (un référé sans demande d'astreinte = un référé sans pression sur la préfecture).
  • L'orientation vers un avocat partenaire à tarif négocié pour les dossiers complexes (OQTF, refus explicite, appel) — au lieu de 800 à 2 000 € en cabinet classique.

Sans Recepisse.fr, 9 personnes concernées sur 10 ne déposent jamais de référé — par manque d'information, de moyens, ou par peur de mal faire. La différence n'est pas « accéder au tribunal » ; c'est savoir quoi dire au juge.

Notre conviction

La régularité administrative n'est pas une faveur consentie ; c'est un droit garanti par la loi et contrôlé par le juge. Vos papiers sont un droit, pas une faveur. Le juge existe pour ça. Nous existons pour vous y emmener.